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Cas — Dépendance technique

Votre prestataire refuse de transmettre certains accès

Par Thomas Pinet — Expert BCM Expertise

Le refus de transmission des accès techniques — code source, serveurs, noms de domaine, comptes d'hébergement — crée une situation de dépendance qui peut paralyser votre activité du jour au lendemain. Un expert peut documenter cette situation et en évaluer les conséquences.

Signes révélateurs

Voici les signaux qui doivent vous alerter et justifient le recours à un expert indépendant.

  • Vous n'avez pas accès au code source de votre propre projet
  • Les identifiants d'hébergement ou d'administration ne vous ont jamais été communiqués
  • Le nom de domaine est enregistré au nom du prestataire, pas au vôtre
  • Vous ne pouvez pas accéder aux données de votre site ou application
  • Le prestataire conditionne la transmission des accès au paiement de factures contestées
  • En cas de rupture, vous risquez de perdre l'accès à vos propres outils numériques

À retenir

Le code source que vous payez vous appartient — sauf clause contraire

En droit français, le code développé sur commande n'est pas automatiquement transféré au client. L'article L.111-1 du Code de la propriété intellectuelle laisse les droits au développeur tant qu'une cession écrite explicite n'a pas été signée. Beaucoup de TPE / PME découvrent cette règle trop tard, après la rupture, quand le prestataire refuse de remettre les sources « parce qu'elles lui appartiennent ».

Le constat technique est, dans ce contexte, un préalable indispensable à toute action : il établit l'état précis des accès retenus, leur impact opérationnel et la traçabilité des demandes faites au prestataire.

Vous obtiendrez un inventaire précis de vos actifs numériques, une analyse de vos droits sur chacun d'eux, et un rapport documenté permettant de faire valoir vos droits d'accès auprès de votre prestataire ou devant un tribunal.

Le rapport est facultatif

Comme on consulte un avocat à l'heure, vous pouvez d'abord prendre 1 heure pour faire le point. C'est souvent suffisant pour débloquer une situation. Le rapport ne devient nécessaire que si la procédure ou la négociation l'exige.

Consultation conseil — 1 heure

Un échange direct, sans formalisme. Vous exposez votre situation, je vous donne une lecture technique honnête et des pistes d'action immédiates.

  • Idéal quand vous voulez d'abord comprendre
  • Échange ciblé, sans engagement
  • Souvent suffisant pour débloquer la discussion
  • Compte-rendu écrit synthétique sur demande

Rapport d'expertise — mission complète

Une analyse approfondie, documentée, opposable. Indispensable quand la situation va vers la négociation ferme ou le contentieux.

  • Analyse contractuelle + technique + financière
  • Pièces référencées, opposable à un tiers
  • Exploitable en démarche amiable ou judiciaire
  • Périmètre défini selon le dossier
Demander une expertise

Vous choisirez le format au moment de la prise de contact.

Questions fréquentes

Mon prestataire peut-il refuser de me rendre le code source que j'ai payé ?
Il le peut s'il n'existe pas de clause de cession explicite dans le contrat. C'est précisément pour cela que l'inventaire des contrats et des accès est la première étape : il faut établir ce qui est juridiquement transférable, ce qui est techniquement séquestré, et ce qui peut être réclamé sans contestation possible.
Le nom de domaine appartient-il au prestataire qui l'a acheté pour moi ?
Le titulaire enregistré chez le bureau d'enregistrement (registrar) est juridiquement propriétaire. Si votre prestataire a déposé le domaine en son nom propre, il faut soit obtenir un transfert (procédure standard), soit, en cas de refus, démontrer la mauvaise foi et l'usage frauduleux du nom auprès de l'AFNIC ou de l'OMPI (UDRP).
Mon prestataire conditionne la remise des accès au règlement de factures contestées. Est-ce légal ?
La rétention d'accès comme moyen de pression sur des factures litigieuses peut être qualifiée d'abus, voire de chantage selon les circonstances. Une expertise documente précisément la nature des accès retenus, l'impact opérationnel et la chronologie des refus — éléments essentiels pour un avocat.
Combien de temps pour récupérer mes accès après une expertise ?
Dans environ la moitié des dossiers, la simple production d'un constat technique horodaté et envoyé en LRAR débloque la situation sous 2 à 4 semaines. Quand le prestataire reste fermé, le rapport sert de base à une mise en demeure puis à une procédure de référé.
Faut-il forcément un rapport complet, ou une consultation peut-elle suffire ?
Pour qualifier vos droits et établir une stratégie, 1 heure de consultation est souvent suffisante. Le rapport complet devient utile uniquement quand la procédure se durcit ou qu'un tiers (avocat, juge) doit s'appuyer sur des pièces opposables.